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Voyage en Dordogne - septembre 2025

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Lundi 15 septembre

Nous partons à 41 en bus à la découverte du Périgord Noir. En milieu de matinée nous arrivons à la Bastide royale de Domme datant du XIIIe siècle : un petit train nous conduit depuis le parking en passant par la porte fortifiée des Tours jusqu’à la Halle, centre de vie de la Bastide au XVIIe siècle. Nous flânons dans les ruelles de cette cité : la pierre calcaire dorée confère bien du caractère aux maisons.

Un belvédère surplombe de 150 m la Vallée de la Dordogne et nous offre un fantastique panorama d’est en ouest : au loin de nombreux châteaux aiguisent notre curiosité !

Mais vite direction Carsac au restaurant Delpeyrat où nous attend un savoureux déjeuner périgourdin : en entrée salade de gésiers avec magret séché et noix et ce ne sera pas la dernière ! Au dessert un délicieux roulé maison à la fraise aura mis tout le monde de fort bonne humeur !

Après le repas, direction les Cabanes du Breuil : ce sont des cabanes en pierres sèches datant de 1449. Elles ont servi au cours des siècles de lieu d’habitation, de forge, de bergerie, de four à pain… Elles étaient sur le point de tomber en ruine lorsque la famille du propriétaire actuel, Jean Marc Audit (notre guide) a sauvé ce site en 3 générations : depuis les grands parents Félicien et Irène, puis les parents Claude et Marie et lui enfin. Une belle histoire de transmission. 

En cette fin d’après-midi nous prenons nos quartiers pour la semaine à la résidence des Hauts de Marquay dans un magnifique domaine boisé de 15 ha. 

 

Mardi 16 septembre

Visite de Sarlat le matin. Cette ville créée au Xème siècle par des moines bénédictins ne garde plus que la cour du cloître du XIIe siècle comme plus ancien vestige. Du XIIIe au XVe siècle, les bourgeois de Sarlat fidèles au roi de France édifient de magnifiques hôtels particuliers aux tours d’escalier, symbole de leur puissance. La ville est surmontée d’une étonnante tour surnommée le « suppositoire de Gargantua » construite en 1170 dont la fonction reste énigmatique. Celle-ci surplombe la cathédrale de l’évêché dont la construction s’est étalée du XIIe au XVIIe siècle en raison des luttes intestines. Aujourd’hui l’église gothique Sainte Marie, vendue comme bien national après la révolution, est devenue le marché couvert de Sarlat : place aux produits régionaux ! Et les immenses portes métalliques dues à l’architecte Jean Nouvel apportent une touche de renouveau saisissant. C’est aujourd’hui le cœur de la Cité qui s’en trouve magnifié grâce à la pierre calcaire dorée sous le soleil de cette belle journée.

Par les ruelles nous passons devant la maison d’Etienne de La Boétie, natif de Sarlat, et dont les pensées sont bien d’actualité. Après les nourritures spirituelles, direction le restaurant La Couleuvrine et sa délicieuse salade gésiers, magret, noix… 

En ce début d’après-midi nous embarquons, à La Roque-Gageac pour une balade en gabarre sur la Dordogne : ces embarcations ont assuré durant des siècles le transport des marchandises jusqu’à Libourne et contribué à la richesse de la région. Mais aujourd’hui place au tourisme, la vue sur les châteaux : Beynac, Castelnaud, Feyrac et une flore et une faune riche de héron, martin-pêcheur et tortue cistude. Puis la visite de la Roque-Gageac, cité édifiée au VIe siècle au pied d’une imposante falaise, nous offre un panorama à couper le souffle. 

 

Mercredi 17 septembre

En cette matinée direction la vallée de la Vézère où à flanc de falaise nous découvrons l’habitat troglodytique de La Roque Saint-Christophe. Du début du Moyen Âge au XVIe siècle, les habitants ont vécu selon une structure très hiérarchisée : en bas les paysans, au-dessus les artisans et tout en haut le seigneur. Tout est mis en œuvre pour assurer la protection et la survie des populations face aux invasions. Ainsi un réseau de 22 guetteurs le long de la Vézère permet d’alerter en 10 minutes par corne de brume de l’arrivée des Vikings qui mettront 2 jours et demi à remonter le fleuve : le temps de mettre à l’abri habitants mais aussi troupeaux et marchandises par des treuils depuis la vallée.

Après un excellent déjeuner au restaurant Archambeau à Thonac, nous découvrons la réplique de la grotte de Lascaux : Lascaux IV, située à 600 m à vol d’oiseau du site découvert en 1940. Le guide nous immerge dans l’ambiance d’il y a 21000 ans en pleine ère glaciaire : un paysage de steppes où règnent cerfs, chevaux, aurochs, taureaux. Nos lointains ancêtres de 800 générations ont reproduit, sur les parois de la grotte avec un talent inouï, les formes et mouvements de ces animaux qui leur étaient familiers. Pour quelle signification ? Le mystère reste entier.

De retour à Marquay, avant de diner, le maitre des lieux, Philippe, nous initie à la fabrication du foie gras mi-cuit et à la cuisson du foie gras frais. Un secret à ne pas garder : du bon, du vrai, il n’y que le foie IGP et catégorie extra que nous confirmons par une bonne dégustation !

Pour clôturer cette journée après diner, le groupe folklorique « Lous Escoudairès Dé Thénou » (Les Fléaux de Thonon) nous a entrainé dans leurs danses et chants du Périgord, Limousin et Auvergne. Sans oublier un Se Canto à l’unisson ! 

 

Jeudi 18 septembre

Nous franchissons la Dordogne, pour visiter le Château de Castelnaud qui dépendait du duché d’Aquitaine durant la guerre de 100 ans. Notre guide nous explique de manière très imagée les techniques militaires pour conduire un siège : flèches, arbalètes, pointes incendiaires, catapultes en tous genres, béliers mais aussi stratégies défensives : pont-levis, assommoirs, barbacanes, fossés, jets de pierre depuis les galeries de hourds en bois ou des mâchicoulis ! Le roi de France Charles VII a voulu reconquérir le Château, mais au bout de 3 semaines nos amis anglais fort pragmatiques négocièrent une reddition contre 400 écus d’or et la vie sauve !

Vainqueurs, nous refranchissons la Dordogne pour déjeuner de bon appétit au restaurant le Colombier à La Roque-Gageac : bien sûr salade gésiers, magret séché, noix et rôti de porc confit à la graisse de canard, un délice ! Après le gâteau aux noix, le petit alcool de coing fût le bienvenu ! Nous voilà en forme pour une visite promenade digestive des jardins de Marqueyssac : sous une ombre attrayante des kilomètres d’allées de buis taillés au cordeau, un labyrinthe de cubes et de boules, et depuis le belvédère un large panorama champêtre sur la vallée de la Dordogne.

Un diner gastronomique nous attend en soirée : un magret de canard Rossini en fût l’apogée ! mais chut …

 

Vendredi 19 septembre

Par cette très belle journée ensoleillée nous refranchissons la Dordogne pour visiter le château et les jardins des Milandes. Edifié par la famille de Caumont au XVème siècle, il connut bien des histoires tragiques avant de devenir dans les années 50 la villégiature de Joséphine Baker. Cette artiste américaine des années 30 et grande résistante en fit un havre de paix pour les 12 enfants qu’elle avait adoptés. Sa générosité la ruina mais les nouveaux propriétaires se sont donnés pour mission de perpétuer son action et sa mémoire.

Dans le parc, une équipe de fauconniers nous présente une démonstration de rapaces. Nous sommes subjugués par les techniques de chasse, fort différentes, de très nombreuses espèces : Buse de Harris, Duc de Deylau, Chouette effraie, Grand-Duc africain, Buse rounoir, Petit Duc à face blanche, Caracara Huppé, Pygargue à tête blanche, Faucon Sacré…

Un parc aux belles perspectives, de splendides magnolias, des poteries aux bégonias éclatants et des massifs multicolores font de cette belle demeure un cadre enchanteur. Mais il est l’heure de reprendre le bus car un dernier déjeuner sur les bords de la Dordogne à La Roque-Gageac nous attend !

C’est sous un soleil éclatant qui nous a accompagnés durant toute une semaine que nous quittons les rives de Dordogne. Oui ce fût un très beau voyage, alliant histoire et gastronomie et qui donne déjà envie de revenir, mais il reste tant d’autres Périgords à découvrir.

Merci à l’équipe organisatrice pour ce beau séjour, à Michel, notre chauffeur à qui les méandres de Marquay donnèrent du fil à retordre, à Marine, notre accompagnatrice du Domaine des Hauts de Marquay, son directeur Philippe et son équipe, qui ont tous contribué à la réussite de ce voyage.

Tous unanimes pour le dire ou le chanter :
"nous avons fait un beau voyage".